Atelier à Sidi Bel Abbès sur l’organisation de la collecte et le recours à la géolocalisation

Un atelier d’échange sur l’organisation et l’optimisation de la collecte des déchets, a eu lieu le 03 Octobre 2018 à Sidi Bel Abbes. Cette rencontre a été animé par Monsieur Philippe Teller, Directeur Technique, et Monsieur Pierre Meulemans, Chef de Service « collecte » de l’Intercommunale de la gestion et la valorisation des déchets de la région de Charleroi-Tibi. Les EPIC de collecte et les directions de l’environnement des trois Wilayas de la zone du projet etaient invités à cet atelier ainsi que les représentants du Ministère de l’Environnement et de l’Agence Nationale des Déchets.

Le recours à la géolocalisation en tant qu’outil de contrôle et de reporting statistique (temps moyen de la collecte, temps d’attente au CET, passage aux points de collecte, etc) a fait l’objet d’une attention particulière étant que le système est déployé sur une zone pilote dans  les trois wilayas de la zone d’intervention et est également utilisé par Tibi à Charleroi. Ci-dessous figure une animation qui reprend le parcours de 7 camions de collecte des déchets ménagers dans la ville de Sidi Bel Abbès.

 

Cet atelier a été précédé par une visite de travail  à l’EPIC de collecte NADHIFOM si à Sidi Bel Abbes,qui a permis aux  experts de Tibi de faire un état de situation sur le circuit et l’organisation de la collecte des déchets au niveau de la commune de Sidi Bel Abbes.

 

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Durant l’atelier, il a été convenu de lancer un projet pilote visant à démontrer la rentabilité de la collecte sélective de bouteilles en PET (voir dia ci dessous) et d’acheter 30 bac de 770 L pour chaque wilaya.

Séminaire sur le développement de filières de valorisation pour les déchets ménagers

Les 12 et 13 avril 2018, un atelier a lieu à Oran sur les perspectives pour développer les filières de valorisation pour les déchets ménagers dans la région d’Oran. Ce séminaire était organisé conjointement par le projet AGID et l’association ASPEIN avec le concours du bureau Green Crossroads (Bruxelles).

La réflexion mené durant cet atelier part du fait qu’il y a lieu s’assurer de la rentabilité économique de l’infrastructure de valorisation à construire dans le cadre du projet AGID, soit un centre de tri de 100 tonnes / jour et une plateforme de compostage de 5.000 m2 dans chacune des trois wilayas de la zone d’intervention

 

Financement de la valorisation : Même si les déchets ménagers contiennent des matières qui ont une valeur économique élevée, il faut prendre en compte les coûts de transport et de traitement. Ceux-ci sont fortement influencés par le comportement des ménages. Au final le bilan économique est souvent déficitaire. Pour le combler, on distingue deux options principales :

  • Prélever des taxes (communales) auprès des citoyens. C’est souvent une bonne solution lorsqu’il s’agit d’un enjeu local et que le citoyen visualise à quoi sert son argent ;
  • Percevoir une cotisation de recyclage auprès des consommateurs. C’est souvent un bon instrument lorsqu’il s’agit d’un enjeu national et que le système fonctionne comme un marché offrant plusieurs alternatives.

Développement d’une industrie du recyclage : Pour qu’une telle industrie puissent se développer, il est nécessaire de lui garantir un approvisionnement régulier de déchets à recycler sur le long terme. De plus le secteur des déchets étant propice aux économies d’échelle, les filières doivent traiter des flux importants pour être compétitives (notamment par rapport à l’exportation). On comprend facilement l’énorme influence de la collecte des déchets ménagers auprès des citoyens sur la sécurité des approvisionnements. Dans ce contexte, on ne peut pas échapper à une réflexion sur les partenariats à mettre en place dans la mesure où la collecte des déchets ménagers et assimilés est une responsabilité des communes qu’elles peuvent déléguer à une intercommunale ou un prestataire privé. Cela se justifie d’autant plus que l’amélioration des taux de recyclage passe par le recours à des technologies de pointe au niveau de la collecte et du tri.

Plusieurs facteurs critiques de succès ont été identifiés au cours des débats :

  • L’accès au gisement de déchets à recycler
  • L’intégration du secteur informel dans les nouvelles filières
  • La cohérence du schéma institutionnel, notamment la répartition des compétence entre le Ministère de l’Intérieur et le Ministère de l’environnement
  • Une communication simple et uniforme sur l’ensemble du territoire
  • L’identification des coûts aux différents étapes de la filière
  • Le recours à d’autres instruments de gestion que la seule réglementation.
  • Une approche spécifique en fonction de l’origine des déchets à recycler (ménagers <=> industriels)